_ _ Welcome __

_ _ Welcome __
Bienvenu à tous sur ma fiction.
Je n'ai pas la prétention de dire que ce que je fais est mieux que les autres, mais j'y prends du plaisir, et pour moi, c'est l'essentiel. J'accepte les critiques, mais si vous êtes venu jusqu'ici uniquement pour me casser du sucre sur le dos, il y a une petite croix rouge tout en haut qui n'attend que vous.

J'ai plutôt du mal avec l'orthographe et la conjugaison, et j'apprécie qu'on me corrige. Merci d'avance !

J'accepte les pub uniquement sur cet article, et si il y a un prologue ou une accroche, quelque chose qui me donne envi de lire quoi.
Je n'acceptes comme ami que les personnes qui m'ont laissé un commentaire auparavant.



Sur ce, bienvenu dans '' Irish girl ''.


_____Sommaire :

Page 1 : Prologue __________ Page 2 : Chapitre 3 __________ Page 3 : Chapitre 7
__-__--__Chapitre 1 _____-__--__-_-____ Chapitre 4 _____-_-_-__-___-___ Chapitre 8
__-__--__Chapitre 2 _____-__--__-__-___ Chapitre 5 _____-_-___--___-___ Chapitre 9
___________________________-___-___ Chapitre 6 _____-_-___--___-___ Chapitre 10

__________Page 4 : Chapitre 11 __________Page 5 : Chapitre 15Nouveau
____________-___-__Chapitre 12
____________-___-__Chapitre 13
____________-___-__Chapitre 14





Les prévenus sont :


missbilltom54 . x3-mOii-eux-bOb-x3 . x-rockeuse-du-60-x . Lea-Fics-x . ptite--cygne . th-toxic-forever . Liberter-de-jeune . X3-ETOiiL-x . Tank-fic-x . billounette-TH92 . 483-Schreie . xxx-Let-Me-Dream . Xxfic-th-lovexX . Th-w3lt-Th . O0oChay-Chayo0O . envie-d-oublier . fic-th-la-vie-en-rose . x--483-th--x . Missmoi483 . bkaulitz54 . Kiki-s-fic . x-tom-love-x3 . phobe-et-paige . Tokyo-Drugs . Fic-colo-de-vacances-TH . leben-die-traum . xth-fic-x . maHelle24 . lesmiss-du-26 . TokioHotel-Arye . Am-tag-des-endes . xF4NNY . ErinnernSie-sich-an-mich . ich-lebe-mit-th . AnnuaireFicti0n . kichettedu68 . my-diary-fic . th-483-annuaire-fic . Elodie41600 . free--spirits . Th-fics-me . mimirah91260 . . th-ignorance-th . 483-Prouve-Le . th-fan-fic-81 . x-Secret-De-Bill-x . Jennyshojo243 . search-and-find . X-xDark-Angelx-X . t-furimmer-h . fiic-didis-th . titmama77 . x-anna63-x . Xx-OS-Fics-th-xX . rockandrock94



# Posté le vendredi 08 mai 2009 11:45

Modifié le lundi 29 juin 2009 16:59

_ _ Prologue_ __La musique est le langage des passions, mais toutes les passions ne gagnent pas à être mises en musique. _ [ Christoph Martin Wieland ]_

_ _ Prologue_ __La musique est le langage des passions, mais toutes les passions  ne gagnent pas à être mises en musique. _ [ Christoph Martin Wieland ]_
Faire de la musique sa vie, c'est sans nul doute le rêve de nombre d'être humain sur cette planète. Des ados qui aimeraient chanter ailleurs que devant leur miroir aux quadragénaire écoutant en boucle leur album de Queen en souhaiteraient du plus profond de leur être revoir Freddie Mercury sur scène, juste pour un soir, en passant par les ménagères brimées qui s'imaginent dans les bras de Daniel Balavoine lorsqu'elle l'écoutent en faisant le ménage. Oui, tous aimeraient une vie meilleure dans laquelle la musique occuperait une place plus importante. Malheureusement, pour bon nombre d'entre eux, ça ne restera qu'un rêve.

Moi, j'ai eu la chance de passer au stade supérieur, même si pourtant ça ne paraissait pas cousu d'avance. Non, je ne suis pas chanteuse, ni même l'une de ces starlettes à deux balles qu'on peut voir dans les comédies musicales d'aujourd'hui. Vous n'entendrez très certainement jamais parler de moi, mais pourtant, j'influence de façon certaine ce que vous écouterez dans quelques années.

Au fait, je ne me suis pas présentée. Je m'appelle Molly, Molly McPerson.






___________________________________________________________________





Que pensez vous de ce prologue ?
Vous voulez en savoir plus sur Molly ?
Je vous avoue que moi aussi.
Pour être prévenu, un petit commentaire, et le tour est joué !



A très bientôt.
Elle-Ow




# Posté le mercredi 06 mai 2009 17:16

Modifié le vendredi 08 mai 2009 08:03

_ _ Chapitre 1_ __La vie est comme un instrument de musique ;il faut la tendre et la relâcher, pour la rendre agréable. _ [ Démophile ]_

_ _ Chapitre 1_ __La vie est comme un instrument de musique ;il faut la tendre et la relâcher, pour la rendre agréable.   _ [ Démophile ]_

Partir de rien et arriver au sommet, par sa seul volonté et son travail, c'est la définition même du rêve américain. Je ne suis pas américaine, et pourtant, tout ce que je viens de vous raconter m'est arrivé. Oh, bien sur, je n'en suis pas non plus à crouler sous les milliards, ni même les millions d'ailleurs, mais de là où je viens, réussir à faire autre chose qu'éleveur de bétail, c'est quasiment un miracle.

Je m'appelle Molly McPerson et j'ai 21 ans. Actuellement, je suis domiciliée à Dublin. Mais pour en arriver là où je suis, ça a été la croix et la bannière. Entre faire comprendre à mon père que la vie à la ferme n'était pas faite pour moi, et à ma mère que je voyais autre chose qu'une carrière de femme au foyer dans mon avenir, je m'en suis quand même pas mal sortie je trouves.

La capitale celte n'a pas toujours été mon lieu de résidence. A vrai dire, je viens d'un petit village au Nord de l'Irlande, un paradis perdu nommé Connaught. Mes parents sont de ces traditionnels éleveurs de bétails, comme on peut en voir sur les cartes postales, tout comme mon frère ainé, Ryan, qui compte bien reprendre l'entreprise familiale dans quelques années. Vous me direz, ça fait un peu plouc tout ça, alors je vous répondrais que oui. Mais dans la région, les perspectives d'avenirs sont assez réduites en dehors du milieu agricole. C'est pour cette raison qu'à la minute où je fus bachelière, je quittai mon village pour rejoindre la ville, la vrai.

Maintenant vous comprenez pourquoi je suis si fière de mon ascension sociale. Mais au fait, vous ne savez même pas comment j'occupe mes journées ! Je suis ce que l'on appelle un ingénieur du son. Vous ne savez pas ce que c'est ? C'est simple, allez dans '' google '', puis tapez '' Wikipédia '', et enfin '' ingénieur du son ''. Bon d'accords, je vous explique. En gros, je travail dans l'envers du décor du monde de l'audiovisuel. Ma formation a initialement pour but de me faire rentrer dans le milieu cinématographique.

Pas banale ? Vous auriez vu la tête de ma mère le jour où je lui ai dit que je voulais faire de la musique ma vie ! Elle à pas vraiment comprit, elle croyait que je voulais être chanteuse. Non mais vous me voyez, moi, chanteuse ? Je laisse ça à ceux qui ont du talent ! Je me contente de mon oreille musicale sur développée, ainsi que mon éternel amour du piano. Bon assez parlé de moi, passons aux choses sérieuses, vous voulez bien ?


___________________________________________



Ce matin là, je me réveillai comme toujours de bonne humeur. Je suis comme ça moi, pour me foutre en boule, il faut vraiment y aller. Je ne sais pas d'où me proviens ce trait de caractère, peut être le légendaire sang froid irlandais. A peine les pieds à terre, je me dirigeai en sautillant jusqu'à la cuisine. Kate, ma colocataire était déjà accoudée à la table, trempant je ne sais quelle mélange dans son café. Elle, par contre, n'était pas vraiment ce que l'on pourrait qualifier de matinale, bien loin de là !


Moi : Hey hey ! Salut la compagnie ! Alors t'as fait du café la brune ?
Kate : mhm....
Moi : Désolé, je parles pas grizzly !
Kate : café... cafetière... tasse... placard...
Moi : Ouai, bon je prend ça pour un oui.



Non, matinale n'est effectivement pas le mot. J'ai rencontré Kate dans mon école d'audiovisuel, il y a 4 ans, elle aussi étant il y a bien longtemps étudiante en régie et son. Elle est ce qu'on pourrait appeler une meilleur amis, même si je n'aimes pas employer ce terme. On peut dire qu'en quelques sortes, elle et moi on se complète. Par exemple, elle est du soir, moi du matin, elle est grognon, moi pétillante, elle est brune et moi blonde. Bref, je ne vais pas vous raconter notre vie, elle n'est vraiment pas intéressante.


Moi : Alors, ça avance ta maquette ?
Kate : Mais de quoi tu parles ?
Moi : Du projet, tu sais celui que tu dois rendre, eu... c'est quand déjà ? Ce soir !
Kate : Ah ça... ben ça va... mais j'aurais besoin de ton avis avant.
Moi : Et ben c'est pas trop tôt, t'aurais quand même pus t'y prendre plus tôt !
Kate : J'avais du travail...
Moi : Moi aussi je te rappelle...
Kate : C'est vrai, et c'est quand déjà ?
Moi : Aujourd'hui.



Après l'obtention de nos diplômes, Kate avait trouvé un emploi pour un réalisateur de court métrage, quand à moi, je travaillais pour un petit studio d'enregistrement à Dublin. Je faisais principalement des musiques folkloriques irlandaises et autres trucs du genre. Mes anciens camarades venaient régulièrement me demander mon avis sur leurs projets. Certes pour le moment, ma carrière battait un peu de l'aile, mais je savais tout au fond de moi qu'elle ne tarderais pas à décoller.

Lorsque Kate réussi enfin à ouvrir les paupières, il était presque 8h, et nous étions devant la porte, prêtes à partir. Faute de moyens, il fallait faire du covoiturage. Et c'était donc ma colocataire qui me déposait au studio avant de rejoindre son lieu de travail. Je portais comme toujours des talons compensés et avait opté en cette journée si importante pour une slim noir : soft and chic. A vrai dire, mes gouts vestimentaires me confortaient un peu plus dans l'idée que la campagne irlandaise n'était pas faite pour moi.

Après un trajet mouvementé durant lequel mon amie ne manqua pas, une fois de plus, de me montrer à quel point elle était mauvaise conductrice, j'arrivai enfin au 15 Morton Street, Studio 21. Nous étions en plein c½ur de Dublin, dans l'un de ces vieux immeubles en brique ocre, ressèment rénové. Après avoir sonné, la porte s'ouvrit en un bruit d'abeille, et je montai les escaliers pour rejoindre le studio au quatrième étage. Il y avait un ascenseur, mais hors de question d'en prendre un un jour, je suis claustrophobe.

C'est donc à bout de souffle que je pénétrais dans le long couloir qui me menait à la salle d'enregistrement. Je passai, avant, dans le bureau commun, déposant mes affaire, et saluant quelques un de mes collaborateurs. Lorsque j'arrivai, le patron était déjà là. Enfin, le patron c'est un ingénieur du son, comme moi, sauf que lui bosse ici depuis une bonne vingtaine d'années, alors que moi je ne suis là que depuis le mois de juin. Ça doit faire en gros... 8 mois. Le patron, comme on l'appelle, à en réalité un petit nom, Jack. C'est un grand chauve, assez dure en apparence, mais en réalité ce n'est que du perfectionnisme, et il en faut dans ce métier. Moi, je l'adore, il m'a en quelques sortes pris sous son aile quand je suis arrivée.


Jack : Molly ! C'est qu'on t'attendait plus.
Moi : Ben si ma coloc avait grillé un feu de plus, vous auriez pu aller m'attendre au cimetière.
Jack : Ok ! Bon, tu sais ce que tu dois faire aujourd'hui ?
Moi : Oui, c'est bon tu me l'as dit une bonne centaine de fois au moins !
Jack : Alors vas y, je t'écoutes !
Moi : Mais Jack !
Jack : J'ai dit je t'écoutes...
Moi ( dans ma barbe ) ... fou... encore un qu'est pas du matin...
( tout haut ) : Alors, quand la journaliste arrive, d'abords je lui fais visiter le studio, ensuite, je l'amènes en la régie, je lui présente tout le monde, et je m'installe pour lui faire une démo et quand tout c'est terminé, je répond à ses questions à vita eternam.



Le timbre de ma voix c'était particulièrement élancé dans cette dernière phrase. Jack hocha la tête, et moi, j'esquissai un sourire de fierté. Comme vous venez de comprendre, cette journée n'était pas vraiment ordinaire pour moi. Un journal locale devait passer pour faire un reportage sur les génies de l'audiovisuel, et quoi de mieux que la major de la promo de l'année dernière de l'université de Dublin ? Je ne savais pas vraiment quoi dire à un journaliste avec seulement huit mois d'expérience, mais ce serait très certainement un tremplin pour ma carrière, alors j'avais accepté.

Ma récitation terminée, je partis la salle commune et m'installai sur la canapé pour regarder la tv. Ils n'avaient pas besoin de moi normalement aujourd'hui, mais avec ce foutu interview mal placé, j'avais du venir quand même. Je passa donc le reste de ma matinée à vagabonder dans le studio, cherchant désespérément à m'occuper. J'avais une horrible boule au ventre, mon estomac se tordait dans tout les sens. J'avais beau dire que cet article ne m'angoissait pas, mon corps, lui, pensait tout le contraire.

L'après midi ne se passa pas vraiment mieux. La journée semblait tourner au ralenti, et toujours pas de journaliste en vue. Je profitai que certains techniciens aient quitté le studio un peu plus tôt pour peaufiner certaines maquettes, dont celle de Kate. Elle n'était pas mal du tout. Mais alors que j'étais plongée dans la suppression des bruits parasites du montage de ma colocataire, j'entendis la sonnette d'en bas retentir. Cinq secondes plus tard, Jack déboula dans la salle où je me trouvais et me saisi par le bras, me tirant ainsi jusqu'à la porte. Je ne comprenais pas vraiment sa réaction. Qu'est ce que ça changeait que ce soit moi qui tournes la poignée ? Il voulait peu être faire celui trop occupé à bosser... pour une fois...

Lorsque le bruit de l'ascenseur retenti dans la cage d'escalier, je sentis mon c½ur s'emballer. Je compris alors que de cet interview dépendait le reste de ma vie. Soit je pouvais me faire repérer par une grande boite de production, soit, je pouvais, comme Jack, enregistrer de la cornemuse jusqu'à la fin de mes jours. La question ne se posa même pas. Après tout ce que j'avais fait pour en arriver là, ce n'était pas maintenant que j'allais tout lâcher.

J'avançai donc ma main tremblante vers la poignée. J'étais seul dans le couloir, personne pour m'assister, ils avaient tous déserté. Après avoir pris une inspiration profonde, j'ouvris la porte, enfin. Une jeune femme brune, d'une trentaine d'années environ, me faisait face. Elle avait déjà le sourire colgate sur la bouche, une futur présentatrice météo ? Cependant, elle semblait plutôt certaine, ce qui apaisa pour quelques secondes mes tensions. Mais lorsque je remarquai le silence qui régnait dans l'entrée, mon stress réapparu en un éclair. Bien heureusement, elle le comprit immédiatement et s'empressa de me mettre à l'aise.


Journaliste : Bonjour, je m'appelle Miranda Stone, je suis la journaliste du Dublin News.


Elle me tendit une main que je vint immédiatement serrer de la mienne. Elle avait son éternel sourire qui m'éblouissait presque.


Journaliste : Vous devais être Madame McPerson, c'est ça ?
Moi : Appelez moi Molly, Madame McPerson c'est ma mère.
Journaliste : très bien... Molly... Vous me faites visiter ?



Ça y est, j'avais oublié. Tout ce que Jack m'avait fait répété n'avait servi à rien, tout était parti en fumée, comme si mon cerveau avait été temporairement remplacé par un hammam. Je bafouillai quelques peu, mais fini enfin par la laisser rentrer. Je ne me souvenais plus exactement de ce que je devais faire, ni où aller. Mais heureusement, Miss Stone me guidait dans ma propre demeure. Après lui avoir présenté l'intégralité du studio, je l'emmenai enfin aux plateformes d'enregistrement. Derrières la console, seul deux où trois techniciens, y compris Jack, attendaient notre arrivée. Je leur présenta la journaliste et m'installa derrière le monitoring. Après hésitation, je commençai ma démonstrations sous les yeux éblouis de la jeune femme. C'est vrai que pour bon nombre de personnes, la quantité de bouton est plus qu'impressionnant.

Je demanda alors à un guitariste, derrière la vitre, de jouer alors que j'enregistrai. Cinq minutes plus tard, je commençai à éliminer les bruits parasites puis, entamé un perfectionnement de la bande son. Au bout de quinze minutes, le travail était fait. Je fis alors écouter le résultat à l'assemblée et leur réaction ne se fit pas attendre. La jeune femme se mit à applaudir, quand aux autres, ils avaient l'habitude maintenant. Mai ça les faisait toujours sourire. Lorsque Miss Stone redescendit sur Terre, les autres techniciens quittèrent la salle, me laissant seul face à mon destin, ou plutôt, face à mon interview. Nous nous installâmes sur la banquette du fond, et la jeune femme sorti un petit calepin rose ainsi qu'un stylo bille. Son sourire, lui, était toujours en place, et ça me donnait des crampes à la mâchoire, rien que de la voire.


Journaliste : Bien, tout d'abords félicitation pour cette démonstration, c'est vraiment du très beau travail.
Moi : Merci...



J'essayais de paraître naturelle, mais rien à faire, même ma voix était tremblante. J'avais peur, mais je ne savais même pas de quoi. Après tout, petite comme elle était, Miss Stone n'allait pas me manger. Il m'apparut alors que mon angoisse venait de mon manque de confiance en moi. Je craignait tout au fond de moi que ma nature paysanne ne reprenne le dessus, juste quand il ne fallait pas.


Miss Stone : Alors, tout d'abords, comment vous ai venu l'idée de rentrer dans l'industrie de la musique ?
Moi : J'ai toujours eu une oreille musicale très développée. Et surtout, je cherchait désespérément à fuir la campagne. Alors je suis venue étudier l'audiovisuel à Dublin.
Miss Stone : Vous dites donc que vous venez de la campagne. Pourtant, quand on vous voit, ça ne saute pas aux yeux.
Moi : Je dois vous avouer que même si je suis une pure citadine, il y a et il y aura toujours en moi cette fille de Connaught qui sommeille...



Elle continua à me pauser des question pendant ce qui me semblai être des heures entières, tout en notant chacune de mes réponses sur son petit bout de papiers. Je vous rassure, la suite fut beaucoup moins personnelle, mais je répondais toujours avec autant de difficulté. Lorsque Miss Stone eut enfin tout ce qu'elle désirait, elle se leva d'un bond, et me serra la main, et quitta le studio. Je la raccompagnai à la porte avant de partir m'affaler dans le canapé de la salle commune, sous le regard moqueur des autres techniciens.


Jack : Alors ?
Moi : Elle m'a posé des taaaaaas de question.
Jack : Et tu t'en ai bien sorti ?
Moi : C'était pas un test, y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses.
Jack : Non mais je veux dire, ta nature paysanne n'a pas repris le dessus ?



Je lui lança un regard de charbon, puis saisi l'un des coussins du canapé pour lui envoyer en pleine poire. Il adorait me charrier avec ça. A vrai dire, il ne pensait pas une seconde que je puisse me transformer en fermière, mais il savait que moi, j'en avait peur. La bataille de coussins terminée, je pris mes affaires et quittai le studio. Il était bientôt 19h, et le soleil se couche très tôt en Irlande. Arrivée dans la rue, je partis en direction de l'arrêt pour attendre le bus. Je n'avais pas de voiture, et le covoiturage, c'était seulement le matin. Camouflée sous ma doudoune, j'étais une fois de plus la victime du terrible vent glaciale celtique. Bien entendu, c'est toujours quand je gèle le plus que le bus prend son temps pour arriver.

Il fini enfin par apparaître au coin de la rue. Je bondi sur place et commençai à lui faire des grands signe. Il faut dire qu'ici, les chauffeurs son un peu borgnes. Après avoir salué le conducteur, je parti m'assoir sur une banquette vers le fond. Je posa ma tête contre la vitre glacée et commençai à penser. L'article devait paraître en fin de semaine selon Miss Stone. Mon avenir serait donc en grande partie basé sur la qualité de son travail. J'essayais de ne plus y penser, mais malgré cela, des mots ne cessaient de se répéter dans mon esprit '' pourvu qu'il soit bon, pourvu qu'il soit bon...''.






_______________________________________________________________________




Salut. Alors, donnez moi vos impressions sur ce premier chapitre.

Moments préfés.
Moments moins appréciés.
.

Molly n'est pas vraiment une fille ordinaire, vous avez du vous en rendre compte.
Que pensez vous d'elle ?
Je veux tout savoir !
A vos claviers


A très bientôt
Elle-Ow

# Posté le jeudi 07 mai 2009 07:28

Modifié le jeudi 07 mai 2009 08:53

_ _ Chapitre 2_ __Peu importent les notes, en musique, ce sont les sensations produites qui comptent. _ [ Leonide Pervomaïski ]_

_ _ Chapitre 2_ __Peu importent les notes, en musique, ce sont les sensations produites qui comptent. _ [ Leonide Pervomaïski ]_



Des arbres... des fleurs... la tête posée sur le siège auto j'admire le paysage verdoyant... Ryan, lui, est allongé sur la banquette arrière, endormi.... Une petite musique celtique résonne dans la voiture, je ne sais pas parler, alors je tape des mains... Ma mère se retourne pour me voir.... Elle sourit, son visage est magnifique.... Elle passe sa main sur la tête de mon grand frère et caresse ses cheveux couleur soleil... Puis mon père se retourne à son tour pour caresser mon visage de bébé.... Il n'aurait pas du... De la lumière... beaucoup de lumière... puis le noir... le sang...

Je me réveilla en sursaut, le visage dégoulinant de transpiration. Je tremblait de tout mon corps, comme toujours. Assise sur mon lit, je regardai le radio réveil : 6h03. Il était tôt, je ne devais me lever que dans une heure. Mais incapable de me calmer, je décidai d'aller prendre une douche, peut être cela apaiserait il mes tensions. Je traversa l'appartement sans bruit, pour ne pas réveille Kate. Elle était rentrée tard hier soir, et elle manquait cruellement de sommeil. Arrivée dans la salle de bain, j'ôtai tout mes vêtements jusqu'au dernier, puis, me glissai sous l'eau glacée. Les gouttelettes coulaient le long de mon corps, encore tout en sueur, me rafraichissant au passage. J'avais l'habitude des douches froides. A vrai dire, à Connaught, il n'était pas rare de se retrouver sans bois pour alimenter le chauffe eau.

Dix minutes plus tard, je sortis de la cabine, ruisselante. Je m'entourai d'une serviette et parti en direction du salon. Je mis la télé, mais à cette heure là, hormis les informations il n'y avait rien de bien intéressant. Je me mis alors à penser, un peu trop même. Je revoyais les images de mon cauchemar... Non, je devais me sortir ça de la tête. Je saisi alors le combiné du téléphone, et composai ce numéro que je connaissait par c½ur. Après tout, il devait être réveillé à cette heure. Une sonnerie... deux sonneries... ça y est, il décroche.


Moi : Allo Ryan ?
Ryan : Tiens, Molly, comment ça se fait que tu es réveillée si tôt ?
Moi : A ton avis...
Ryan : Tu sais bien que j'aime pas les devinettes.
Molly, ça va ? T'as une voix bizarre ma chérie.
Moi : J'ai fait un cauchemar...
Ryan : Moi aussi ça m'arrive souvent. Mais je crois que jamais on pourra chasser ces images de nos esprits.
Moi : Pourtant j'aimerais beaucoup...



Je continuai à parler avec mon ainé pendant un moment. Nous essayons mutuellement de nous faire penser à autre chose. Lui me parlait de la ferme et des parents, quand à moi, je lui racontais mes histoires d'interview et de piano mal accordé. Le temps passait si vite lorsque j'étais avec lui. Si bien que je ne remarquai pas l'heure qui tournais. Kate apparu dans l'encolure de la porte, en robe de chambre mauve. Il était sept heure passé. Je salua alors mon frère et raccrocha le téléphone pour rejoindre Kate dans la cuisine. Ma bonne humeur était revenue, même si elle cachait une détresse qui ne demandait qu'a sortir.


Moi : Alors bien dormi ?
Kate : Si j'avais dormi plus oui, mais là, non.



Je partis en direction du placard et saisi tout le nécessaire, pendant que ma colocataire se battait avec une machine à café trop coriace pour son réveil. Je me mis à rire sous son regard perçant et totalement indigné. Elle ne comprenait pas comment je faisais pour être toujours en forme, et ça l'exaspérait plus qu'autre chose. Une fois installées à table, je fis une tentative de discutions, mais qui se transforma vite en monologue. Sur les coups de 7h30, alors que nous allions quitter la cuisine, le téléphone retentit dans l'entrée. Je partis le récupérer en sautillant. Le numéro inscrit me disait quelque chose, mais j'étais incapable de placer un nom dessus.


Moi : Allo ?
Jack : Molly, il faut que tu vienne immédiatement au studio, j'ai quelque chose à te montrer.
Moi : Quoi ?
Jack : C'est en rapport avec ton article, viens je te dis, je t'expliquerais tout ça au studio.
Moi : J'arrive.



Je raccrochai le téléphone et bondis dans un jean. Après quelques touches de maquillage, je pressa plus que jamais Kate, encore dans le pâté. Je ne savais pas ce qui m'attendait au studio, mais j'avais hâte. L'article du Dublin News était sorti la semaine dernière. Miss Stone n'avait pas fait un si mauvais boulot que ça. Elle avait mis en avant mon coté artistique, et ce qu'elle appelait la qualité de mon travail, tout ceci en parallèle du milieu social duquel j'étais issue. L'article n'était pas extraordinaire, mais ça me faisait malgré tout un peu de pub. Cela dit, depuis la publication, je n'avais eu aucune nouvelle, alors j'espérais que ce coup de téléphone de Jack me prouve le contraire.

Après quinze minutes de trajet, j'étais arrivée au 15 Morton Street. Je montai les escaliers quatre par quatre, manquant de me manger à chaque marche, et fini par débouler en trombe au quatrième étage. Les techniciens m'attendaient dans le bureau commun. A peine eus je posé mes affaire que Jack me força à m'assoir dans l'un des fauteuils de réunion. Je m'exécutai, complètement perturbée par l'intrigue qu'il installait. Mon patron se posta en face de moi, la banane aux lèvres. Il mordait son poing, comme si il se retenait de crier. Ce suspens devenait insupportable.


Moi : Mais vous allez me dire ce qui se passe à la fin ?
Jack : On a reçu un fax ce matin... Un fax pour toi.



Le patron me tendit une feuille sur laquelle était inscrits quelques mots. Je la saisi immédiatement et me mis à la lire à haute voix.


Moi : A l'attention de Melle McPerson.
Nous avons été agréablement surpris par l'article à votre sujet publié récemment dans le Dublin News. Nous allons très bientôt entamer l'enregistrement d'un groupe de rock, et pour cet album nous recherchons du sang neuf. Étant donc à la recherche de personnel qualifier pour notre studio, nous aimerions que vous nous fassiez parvenir une maquette dans les plus brefs délais. A l'issue de cela, un poste dans l'un de notre studio pourra vous être proposé. Nous vous remercions par avance.



Les compliments habituels, puis une signature et une date. Je n'en revenais pas. Incapable de parler, je resta bouche bée, pendant que la feuille me glissait des mains. Jack me regardait avec un grand sourire, et les autres c'étaient mis à applaudir.


Jack : C'est fantastique ! Je connais bien ce studio, il appartient au groupe '' Universal ''. C'est un poste génial qu'on te propose là !
Moi : Redescendons sur terre vous voulez bien ? Déjà, je ne sais même pas quoi leur envoyer comme maquette...
Jack : Je l'ai déjà fait...
Moi : Mais je sais même pas si y vont aimer !
Jack : Mais y t'auraient pas demandé dans ce cas.
Moi : Tu dois avoir raison. Mais j'hésite. Tu sais que moi, je veux bosser dans le cinéma, et là je m'en éloigne complètement si je vais bosser dans un studio d'enregistrement.
Jack : Je viens de te le dire, il sont sous le label " Universal " . Alors si tu bosse pour eux un an, ça suffira pour te faire rentrer dans la maison, et après tu pourra bosser où tu veux !



Il devait avoir raison. Je baissa alors les yeux vers la feuille, comme si elle allait me donner une autre raison de me défiler.


Moi : Attends un peu, ce fax viens d'Hambourg, c'est où ça Hambourg ?
Technicien : En Allemagne.
Moi ( hurlant ) Quoi ? Mais vous êtes fou, jamais je pourrais aller vivre en Allemagne !
Jack : Et pourquoi ça ?
Moi : Ben... parce que... eu... Je parles Allemands comme une vache Espagnole...
Jack : Essaye pas de te défiler. Écoutes Molly, c'est une chance extraordinaire que tu as là. Tu veux vraiment passer ta vie à attendre une autre opportunité, qui, si ça se trouve, n'arrivera jamais ? Je veux le meilleur pour toi, et ce travail en Allemagne est exactement ce qu'il te faut.



J'hochai les épaules, ne sachant quoi faire d'autre. Il devait avoir raison, c'était une chance extraordinaire. Mais je n'avais encore jamais quitté l'Irlande, et bien que je ne vive plus chez mes parents, l'idée de me retrouver à des kilomètres de Ryan me terrorisait. Et mes amis, qu'allait-je leur dire ? De toute façon, comme je le disais si bien, rien n'était fait, et il pouvait encore détester ma maquette. Tout se bousculait dans ma tête, et j'avais besoin de changer d'air. Malheureusement, du travail m'attendait. Ce matin, nous enregistrions une chorale traditionnelle. Non, je ne voulais pas faire ça toute ma vie. Je devais partir.

Vers midi, toujours pas de nouvel de nos amis allemands. Je partis donc, comme tout les Mercredis, déjeuner au centre ville avec Kate. Nous devions nous rejoindre dans un petit restaurant italien où nous avions l'habitude d'aller. Une fois arrivée, je m'installai sur la banquette, mon amie était comme toujours, en retard. Mais elle avait énormément de travail. Vous vous demandez très certainement comment ça se fait que moi, la major, j'ai un boulot de merde, alors que Kate, elle, à celui de mes rêves. Et bien après l'obtention de mon diplôme, ce poste m'avait été proposé au studio 21, et de peur de ne pas en avoir un autre, j'avais accepté. Seulement, quelques semaines plus tard, ce job pour les courts métrages c'était libéré, et Kate avait saisi sa chance. C'est donc pour cette raison que j'étais si réticente à l'idée de partir en Allemagne. J'avais peur de faire, une fois de plus, un choix trop précipité.

Dix minutes plus tard, mon amie apparu, essoufflée. Non, elle n'est pas du tout sportive, c'est le moins que l'on puisse dire. Après s'être maintes et maintes fois excusée, elle s'installa en face de moi, et nous pûmes enfin commander. Alors que nous savourions nos spaghettis à la bolognaise, en essayant tant bien que mal de ne pas se tacher, je commençai à lui raconter mon histoire. Lorsque j'eus terminé, elle resta sans voix, elle aussi.


Moi : Dis quelque chose quand même, ça fou la trouille la gueule que tu tires.
Kate : Mais c'est formidable ! Il faut absolument que tu acceptes.
Moi : Mais justement, j'hésite.
Kate : Molly, tu n'auras jamais de plus belle occasion de faire décoller ta carrière. Rend toi à l'évidence, aucun cinéaste ne t'embauchera avec seulement huit moi d'expérience.
Moi : Oui, mais toi, et mes parents et surtout Ryan...
Kate : Je sais que c'est dur de vous séparer depuis ce qui vous est arrivé. Mais tu ne comptais quand même pas finir ta vie en Irlande ?!? Si ?
Moi : Tu as raison... vous avez tous raison.. ça m'énerve !



Elle explosa de rire, je fis de même. Vous comprenez bien qu'avec mon caractère pacifiste, de m'entendre dire que je suis énervée, ça sonne assez faux. Nous passâmes l'heure suivante à parler de tout et de rien, de mode et de mecs, des trucs de filles quoi. L'addition payée, nous primes chacune la direction de nos studios respectifs. Sur le chemin, les mots de Kate, puis ceux de Jack ne cessaient de se répéter dans ma tête. Et Ryan... Comme si on avait pas eu assez d'ennuis comma ça, on devait maintenant être éloignés pour de bon. Il m'avait pourtant promis il y a bien longtemps que rien ni personne ne pourrait nous séparer. Mais il avait oublier une chose. La vie. Et puis je pouvais peut être l'emmener avec moi.. Non, réfléchis Molly, jamais Ryan ne quittera Connaught, jamais.

Lorsque je sortis enfin de mes pensées, j'étais arrivée devant le Studio 21. D'un pas lent, je montai les escaliers, cherchant désespérément à éviter ce qui allait m'arriver. A peine eus je poussé la porte que je vis Jack au milieu du couloir, le téléphone à la main. Il me fis signe de me taire. De toute façon je ne voulais pas parler.


Jack : Je suis ravi. Elle viens d'arriver, je vous la passe.


Il me tendit le combiné, je le saisi sans broncher.


Moi ( chuchotant ) : Qui c'est ?
Jack : Ton avenir...
Moi : Allo ?
Homme : Bonjour Melle McPerson, je me présente, Peter Hoffman, producteur. Nous avons bien reçu votre maquette, et je dois dire que vous m'impressionnez.
Moi : C... C... C'est... gentil...
Peter : Vous avez vraiment une oreille extraordinaire je dois dire.
Moi : On me l'a toujours dit.
Peter : J'en suis ravi. Vous vous doutez donc que l'emploi est pour vous. Alors, vous acceptez ?



Je redressai la tête, incapable de parler. Jack était en face de moi, il me faisait des grands gestes, et il souriait plus que jamais. Ma vie défila alors devant mes yeux. L'accident... Ryan... les McPerson... le collège... le lycée... la faculté...Kate... Toute ma vie j'ai ramé pour m'en sortir, et pour une fois, on m'offrait un avenir de rêve sur un plateau d'argent....


Moi : J'accepte !
Peter : Bien, j'en suis ravi ! Ça ne vous ennui pas si on se tutoie ?
Moi : Bien sur que non.
Peter : Génial, alors appelle moi Peter.
Moi : Et moi Molly.
Peter : Donc nous t'attendons pour le début de l'enregistrement en studio. Nous commençons le 1er avril ça fait donc dans un mois. C'est bon ?
Moi : Bien sur, j'y serais. Au fait Peter, je peut savoir avec quel artiste on va travailler ?
Peter : Ils s'appellent les Tokio Hotel. Je sais qu'ils ne sont pas très connus en Irlande, mais là, ils vont enregistrer leur 4eme album. Tu verras, ils sont très sympa.



Nous continuâmes à discuter quelques instants, puis, je raccrochai. Jack se jeta sur moi et me fis voler dans les airs. Je manquai même de me prendre le lustre. J'avais pris une décision, mais était ce la bonne ? Quelque chose en moi me disait que je n'allais pas le regretter. Adieu l'Irlande, bonjour l'Allemagne !





_______________________________________________________________________




Salut. Que pensez vous de ce deuxiéme chapitre ?

Moments préfés.
Moments moins appréciés.
.

Oui, Molly part travailler pour Tokio Hotel.
Pensez vous qu'elle peut craquer au dernier moment et tout refuser ?
Et ce cauchemar, ne s'apparente-il pas à une réalité ?
Je veux tout savoir !
A vos claviers


A très bientôt
Elle-Ow

# Posté le jeudi 07 mai 2009 11:43

Modifié le vendredi 08 mai 2009 08:20